• Cette fois-ci, nous visitons Uppsala avec Anaelle, une étudiante à Rennes 2 !

     • Publié le 18 juin 2015 • Rubrique(s) Actualités de la Maison de l'Europe

    Anaelle, une jeune étudiante en information-communication à l’université de Rennes 2, a passé un semestre à Uppsala dans le cadre d’Erasmus. Grâce à son témoignage, nous pouvons découvrir cette belle ville de Suède !

    Mon semestre à Uppsala en Suède avec le programme Erasmus.

    Voilà cinq mois déjà que je suis revenue en France. Je me rappelle encore lorsque l’on m’a annoncé que j’avais été acceptée pour étudier un semestre à Uppsala en Suède. Je me suis d’abord dit que je ne connaissais pratiquement rien du pays dont je n’allais pas I zdjęcietarder à tomber amoureuse. J’ai donc commencé à faire quelques recherche: Uppsala est une ville située à 70 kilomètres de Stockholm dans la région d’Uppland, c’est la quatrième plus grande ville de Suède avec 200 000 habitants, et elle est surtout connu pour sa somptueuse cathédrale.

    Je suis arrivée fin août, et on m’a directement attribuée un “buddy” (un parrain), lui aussi étudiant dans mon université, et qui n’a pas attendu que je défasse mes valises pour me faire découvrir l’ambiance d’Uppsala. Uppsala c’est LA ville des étudiants (40 % des habitants sont des étudiants), tous les plus beaux bâtiments leurs sont dédiés, et des soirées tous les jours de la semaine sont organisées pour eux. Pour avoir une carte étudiante, il faut s’inscrire dans une “nation”, celles-ci fonctionnent comme les confréries américaines, chacune à leur bâtiment, leur soirée, leur bar, leur restaurant, et enfin leur mentalité. Je vous présente la mienne: Snerikes, un véritable petit château rose où les étudiants dansent au milieu des livres de la bibliothèque tous les mardi soir. Le rythme de vie est assez différent, les soirées commencent généralement vers 20h pour se terminer à 1h.

    En Suède, on fait également très attention à l’écologie, on peut d’ailleurs recevoir des bons d’achats en recyclant ses déchets dans III zdjęcieles supermarchés. Les villes sont très peu polluées. Pour cause, les Suédois aiment la nature donc ils en prennent soin. Je les ai vite compris lorsque j’ai eu l’occasion de dormir dans un chalet aménagé en plein milieu d’une réserve naturelle et de passer des après-midis au lac Eklon situé à 35 min d’Uppsala en vélo. Je précise, en vélo, car ce moyen de transport est le plus courant en Suède. Et pour ceux qui ne seraient pas motivés à pédaler, ils reviennent souvent sur leur position en découvrant que le ticket de bus est à 31 SEK (soit 3,30  EUR environ).Les Suédois m’ont impressionné par leur faculté à parler en anglais presque courant. En effet, les enfants comme les personnes âgés sont capables de vous répondre en anglais. Ce sont également des gens très courtois qui n’hésiteront pas à vous venir en aide si vous avez un problème ou tout simplement si vous cherchez votre chemin.

    Comment parler d’un pays sans parler de ses spécialités culinaires ? L’ingrédient indispensable de la cuisine suédoise c’est la IVcannelle. Les suédois sont fan de “Fika”, une pratique typique qui autorise à prendre un genre de goûter, composé de café ou de thé et de gâteaux, à n’importe quelle heure de la journée. Et la cannelle est une composante de pratiquement tout les gâteaux suédois. Le roi des Fika étant le “kanelbullar”. Coté salé, on ne peut pas passer à coté des fameuse boulette de viande, que les suédois accompagne très souvent de confiture.

    Enchainant les rencontres fantastiques avec des étudiants venant du monde entier, les voyages organisés en Europe de l’Est et en Laponie, les week-ends à Stockholm, et bien sûre les cours, je ne me suis donc pas rendue compte que les mois passaient et très vite décembre est arrivé. Décembre en Suède c’est l’arrivée de la neige, des enfants qui sortent leurs luges, des décorations de Noël, mais aussi du froid. Et quand on n’est pas habitué aux -15 ou -20 degrés qui caractérisent l’hiver, on empile pull sur pull et il faut trouver les bons arguments pour nous faire décoller du radiateur et sortir dehors. Mais on change souvent d’avis en voyant le magnifique paysage que nous offre la neige en ayant tout recouvert sur son passage. Il ne faut d’ailleurs pas se réveiller tard si on veut voir le jour car il fait nuit après 15h.

    Paradoxalement, c’est en voyageant que j’ai appris le plus sur mon pays d’origine: la France. J’ai pu recueillir toutes les visions que les étudiants venant du monde entier ont sur ce pays, mais aussi sur ses habitants. Avant de partir, on m’avait répété très souvent que j’allais vivre une aventure inoubliable et que j’allais même en revenir différente. Voyager permet d’acquérir une plus grande ouverture d’esprit et change la vision que nous avons sur le monde. Cette expérience a été au-delà de mes espérances. Je suis très fière aujourd’hui de pouvoir dire qu’un jour j’irai revoir mes amis dans leurs pays d’origine et qu’on se rappellera de tout ce qu’on a vécu ensemble dans un pays qui est aujourd’hui un peu notre deuxième maison. De plus, le programme Erasmus m’a donné pour sûr le goût du voyage.

    Anaelle Prieux

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